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Quels sont les 3 types de testament ?

Vous comptez anticiper la répartition de votre patrimoine et désigner les individus qui en hériteront ? Vous êtes alors appelé à rédiger un testament. Il s’agit d’un document qui recueillera par écrit vos volontés par rapport à ladite répartition. Vous pouvez pour cela vous rendre ou non auprès d’un notaire. En effet, il existe trois types de testament : olographe, authentique et mystique.

Le testament olographe

Si vous ne souhaitez pas faire appel à un notaire, vous pouvez opter pour le testament olographe. Vous rédigerez alors votre testament à la main, et le signerez en bonne et due forme, sans oublier de le dater. Cependant, ce document n’est pas à l’abri des pertes, vols, destruction, etc. Afin de le mettre en sécurité, il est donc recommandé de toujours prendre contact avec un notaire afin que celui-ci puisse inscrire le testament au fichier central des dispositions de dernières volontés.

Le testament authentique

La rédaction d’un testament authentique fait appel à un notaire, ainsi qu’à deux témoins. Ce testament est généralement recommandé en cas d’importance du patrimoine à léguer, ainsi que de la complexité de la situation familiale du testateur. Après avoir été signé par ce dernier, par le notaire ainsi que par les témoins, le document est inscrit au FCDDV. Le testament authentique revêt donc un caractère plus « sécurisé » par rapport au testament olographe du point de vue révocation.

Le testament mystique

Le testament mystique est de type olographe que le testateur rédige et remet entre les mains d’un notaire, mais toutefois en présence de deux témoins. Seul le testateur est en connaissance du contenu du testament, le document étant scellé dans une enveloppe cachetée au moment où le notaire le réceptionne. À la différence du testament olographe, il peut coûter relativement cher, tout comme le testament authentique. Il est également conservé au FCDDV.

Le testament vu à la loupe sur demembrement-8.com, le site des experts en transmission du patrimoine.

Existe-t-il d’autres manières de préparer sa succession ?

Si vous souhaitez transmettre votre patrimoine en vous délestant de certaines charges fiscales, songez à mettre en place le démembrement de propriété et/ou la donation.

En ce qui concerne le démembrement, il sera donc en viager, puisque le montage expire à votre décès. Pendant toute la durée du démembrement, vous vous dépossédez de votre bien dès votre vivant. Vous continuez cependant à y vivre, ou à en tirer les fruits si vous le souhaitez, par le biais de sa mise en location en l’occurrence. Vous êtes alors l’usufruitier du bien. Quant à vos héritiers, ils seront les nus-propriétaires : ils possèdent déjà les murs du bien. Ce n’est qu’à votre décès que vos héritiers jouiront des droits aussi bien de la nue-propriété que de l’usufruit, soit de l’ensemble des droits de la pleine propriété. Avantages aussi bien du point de vue patrimonial que fiscal : exonération d’IFI et d’impôts fonciers pour les nus-propriétaires, exonération totale de frais de succession au moment de la transmission.

Quant à la donation, elle permet de rectifier le partage initial de la succession initialement mise en place par la loi. Il existe plusieurs types de donation : entre époux, aux enfants, aux petits-enfants, etc. La part de l’héritage dont jouira le donataire sera alors augmentée par rapport à la part prévue. De plus, la fiscalité se rapportant au bien transmis par donation est très avantageuse, en fonction du degré de parenté entre donateur et donataire. En d’autres termes, la donation tient compte de la transmission en ligne directe ou non. Les droits de donation sont alors considérablement réduits dès lors que la transmission se fait en ligne directe, c’est-à-dire entre parent et enfant. Par ailleurs, les droits de succession seront revus à la baisse.